A l’embouchure de la Solenzara, cette station balnéaire sépare la côte rocheuse des Nacres au Sud, de la côte plate au Nord. Elle offre donc un petit port de plaisance où se trouve notre base et allie les plaisirs de la mer avec ceux de la montagne toute proche. Vous trouverez également une longue plage de sable fin bordé d’eucalyptus au nord du village.
De cette base, vous devrez descendre le long de la côte des Nacres vers le Golfe de Porto-Vecchio (à 18 miles) en vous arrêtant dans la baie de Saint-Cyprien et longer cette côte parsemée de baies et de très belles plages; vous pourrez descendre jusqu’au Iles Lavezzi proches des Bouches de Bonifacio à une soixantaine de miles de la base.

Vous pouvez également atteindre l’Ile d’Elbe en Italie, distante de 62 miles.

Moyen d’accès

Par avion : si vous venez en avion, l’aéroport le plus proche est celui de Figari, à 58 kms que vous parcourerez en 1 heure environ; celui de Bastia est à 105 kms, soit 1h30 en voiture.

Par ferry : si vous venez en ferry, les ports les plus proches sont celui de Porto-Vecchio à 38 kms, soit 40 minutes, qui assure des traversées au départ de Marseille ou de Bastia qui assurent des liaisons avec Marseille, Nice, Toulon en France ou Gènes, Piombino, Livorno en Italie.

location voilier Solenzara

Au fond du Golfe de Valinco aux eaux calmes et limpides, le petit port de Propriano est maintenant très animé et bien équipé pour les plaisanciers.
La plage est toute proche.

De cette base de location de voiliers, vous pourrez aisément remonter vers le Nord et longer la côte Ouest et sa multitude de golfes (Porto à 60 miles, Sagone, Ajaccio à 23 miles), promontoires et calanques; c’est la côte la plus agréable pour caboter, d’autant que la navigation côtière est le seul moyen de découvrir ces nombreuses criques souvent inaccessibles à partir de la terre, sauf au prix d’une longue marche à travers le maquis.

Mais rien ne vous empêche non plus de naviguer vers le Sud et de vous rendre à Bonifacio (à 35 miles) ou même encore plus au Sud en Sardaigne.

Moyen d’accès

Par avion : si vous venez en avion, deux possibilités d’aéroports s’offrent à vous : l’aéroport de Figari se trouve à 56 kms, soit 50 mns en voiture, taxi ou transfert organisé par nos soins ou l’aéroport d’Ajaccio qui est à 66 kms, soit 1 heure en voiture.

Par ferry : vous pouvez également vous rendre à Propriano en ferry, au départ de Marseille, Toulon ou Nice en France ou au départ de Porto-Torres en Sardaigne.

Location voilier Propriano

Macinaggio se trouve au Nord Est du Cap Corse, à 37 kms au Nord de Bastia.
Ce port fut un mouillage réputé et fréquenté dès l’Antiquité. Aujourd’hui, cette petite station balnéaire dominée par les hameaux de Rogliano est agrémentée d’une marina moderne et bien équipée; vous découvrirez à terre aussi un splendide chemin des douaniers jalonné de tours génoises.

De cette base de location de voiliers, vous pourrez contourner le Cap Corse, flâner dans le désert des Agriates et voguer vers la Réserve Naturelle de Scandola, un site exceptionnel. Mais vous pouvez aussi naviguer plein Est et visiter les îles Toscanes qui sont proches l’une de l’autre (moins de 30 miles).

Moyen d’accès

Par avion : de nombreux vols réguliers au départ de tous les principaux aéroports français vous conduiront à l’aéroport de Bastia situé à 45 kilomètres de la base.
Par ferry : Aux départs de Marseille, Toulon, Nice et Gênes, vous n’aurez pas de difficulté à rejoindre le port de Bastia qui se trouve à 35 kilomètres de la base. Avec les ferrys rapides, 3 heures trente de navigation séparent le continent de l’île de Beauté.

Location voilier Macinaggio

Prendre un bateau à Figari vous permettra de descendre vers le Sud de la Corse vers Bonifacio, le Nord de la Sardaigne ou les Lavezzi en passant par des criques, des plages magnifiques qui s’étirent tout le long de cette côte corse. Si vous disposez de temps, vous pouvez aussi remonter au Nord vers le Golfe de Valinco à Propriano ou même naviguer jusqu’au Golfe d’Ajaccio.

Moyen d’accès :

Notre base de location de bateaux se trouve dans le Golfe de Figari à 4 kms de la ville de Figari et à 8 kms de l’aéroport de Figari, desservi par de nombreux vols en provenance du continent.

Un taxi vous mènera facilement à la base.

Sinon, des ferrys vous mèneront de Nice, Toulon ou Marseille vers Propriano (55 kms) ou Porto-Vecchio (25 kms)

Location voilier Figari

Calvi, fièrement campée en vigie sur sa rade lumineuse dans un cadre de montagnes souvent enneigées, compte parmi les plus beaux sites marins de Corse. La vue de la mer est exceptionnelle : la citadelle plantée sur le promontoire qui s’avance entre le Golfe de Calvi et celui de la Revellata contraste avec le paysage environnant d’une grande sérénité.

Les plaisanciers y trouveront un excellent mouillage réputé dès l’Antiquité et une animation avec ses cafés et restaurants bien agréables. Et de cette base, vous pourrez aisément descendre le long de la côte ouest de la Corse : Cargèse (20 miles), Ajaccio ( 56 miles) ou remonter vers le Nord vers Saint-Florent (20 miles).

Moyen d’accès

En avion : L’aéroport de Santa-Caterina se trouve à 8 kms seulement du centre-ville. Le trajet se fait en taxi mais nous pouvons organiser un transfert.

En ferry : Il existe également des liaisons maritimes au départ de Nice ou de Marseille.

Location voilier Calvi

Ville la plus méridionale de l’île, édifiée sur un site exceptionnel, Bonifacio est un site incontournable et idéal pour démarrer une croisière.
La marina est parfaitement abritée et équipée avec quelques bars et restaurants animés.

En plus de la visite de la vieille ville juchée sur un étroit et haut promontoire de calcaire modelé par la mer et le vent, vous pourrez aisément naviguer le long des Bouches de Bonifacio, remonter le long de la côte ouest avec sa multitude de golfes (Porto, Sagone, Ajaccio), promontoires et calanques, et découvrir ces nombreuses criques souvent inaccessibles à partir de la terre, sauf au prix d’une longue marche à travers le maquis.

Vous pouvez aussi naviguer vers les Iles Lavezzi et Porto-Vecchio à une trentaine de miles ou partir vers la Sardaigne.

Moyen d’accès

En avion : l’aéroport de Figari se trouve à 25 kms de la marina de Bonifacio; vous pourrez prendre un taxi, un bus en fonction de votre heure d’arrivée ou nous pouvons vous organiser un transfert.

En ferry : vous pouvez également vous y rendre en voiture en prenant un ferry au départ de Toulon ou Marseille pour Propriano (à 80 kms de là) ou pour Porto-Vecchio (à 25 kms).

Location voilier Bonifacio

Bastia, préfecture de la Haute Corse, a su préserver son charme méditerranéen. Elle mérite une visite.
La ville ancienne s’ordonne autour de son charmant Vieux Port où se trouve le port de pêche et le port de plaisance.

C’est un des quartiers les plus animés de Bastia et les yachts au mouillage, les barques de pêche en bois peintes aux couleurs vives, pêcheurs ravaudant leurs filets invitent à la flânerie aux terrasses des cafés.

De cette base, vous pourrez aisément naviguer vers le Cap Corse, vers le Golfe de Saint Florent, vers Calvi qui se trouve à 45 miles environ.

Moyen d’accès

En avion : il existe de nombreux vols en provenance de France, d’Italie et de nombreux pays d’Europe.

L’aéroport est à 20 kms au sud de la ville et à 30 minutes en taxi environ.

En ferry : vous pouvez vous rendre à Bastia en ferry au départ du continent français (Nice, Toulon, Marseille) ou au départ de Piombino ou Livorno en Italie; vous pouvez faire passer votre voiture.

Les ferries sont amarrés à cinq cents mètres du port de plaisance dans le nouveau port.

Location voilier Bastia

Idéalement situé sur la côte ouest, à égale distance de Calvi et de Bonifacio, Ajaccio, ville impériale, est le port d’embarquement par excellence. Son golfe est si vaste et protégé que l’on peut y naviguer et trouver des jolis mouillages en quelques miles.
La Marina du Port Tino Rossi où se trouve notre base de location de voiliers offre tous les services aux plaisanciers et est située en plein coeur d’Ajaccio.
Vous pourrez découvrir les merveilleux mouillages du Golfe d’Ajaccio et les Iles Sanguinaires et naviguer vers le Nord (Calvi est à 56 miles) ou vers le Sud (Bonifacio est à 56 miles ou Porto-Vecchio à 86 miles) en vous arrêtant dans des criques désertes.

Moyen d’accès :

En avion : Il existe de nombreux vols en provenance de France, d’Italie et de nombreux pays d’Europe. L’aéroport est à 15 minutes de taxi.

En ferry : Les ferries sont amarrés à deux cents mètres du port de plaisance.

Vous pouvez donc vous rendre à Ajaccio en ferry au départ du continent français (Nice, Toulon, Marseille) ou au départ de Porto Torres en Sardaigne; vous pouvez faire passer votre voiture.

Location voilier Ajaccio

Les liaisons maritimes entre la Corse et le continent sont assurées par trois compagnies principales :
la société nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM), entreprise publique française jusqu’en 2005, largement privatisée depuis, Corsica Ferries, entreprise privée italienne, appartenant aux frères Lota la compagnie méridionale de navigation (CMN), entreprise privée française.

Le port de plaisance de Bastia : Le port de BonifacioLes liaisons aériennes sont notamment assurées par deux compagnies aériennes, Air France et CCM Airlines, qui proposent des liaisons régulières. D’avril à octobre, et surtout pendant l’été, de nombreuses liaisons de charters relient sans escale la Corselocation voilier corse

« >Corse à de grandes villes européennes.

Les répartitions dans les trois secteurs économiques (en %) :

Primaire : 5,30
Secondaire : 15,30
Tertiaire : 79,40

Elle possède une population active d’environ 109 000 habitants pour un taux de chômage de 10,6 % (en 2002).

L’économie corse se caractérise par la faiblesse du tissu productif et la surreprésentation du secteur tertiaire, notamment non marchand et public. La deuxième caractéristique majeure concerne les structures de production : il s’agit en très grande partie de très petites entreprises avec peu ou pas de salariés. D’un autre côté, on trouve les plus grosses structures dans la grande distribution ou dans le secteur du BTP soumis aux commandes publiques. À ceci s’ajoute une population faiblement active et vieillissante. Le secteur tertiaire, premier employeur de l’île, est marqué par la prépondérance du public tant dans la fonction publique de l’état que des divers organismes et collectivités territoriales. L’île a le privilège de compter 360 communes, 2 départements, 1 collectivité territoriale et divers agences ou offices en dépendant. Longtemps cette suradministration a permis aux politiques locaux de disposer d’un volant important de postes à attribuer. Le tertiaire privé marchand est marqué par une très forte saisonnalité liée à la quasi monoactivité touristique. Un grand nombre d’emplois offerts sont peu qualifiés et saisonniers. Avec le commerce, c’est pourtant le secteur qui est le plus dynamique mais il se cantonne souvent aux secteurs non délocalisables ou non concurrentiels. Le secteur industriel est presque entièrement concentré dans le BTP qui dépend pour ses carnets de commande : des offres publiques pour les plus grosses entreprises et de la demande local ou touristique pour les plus petites. On note cependant l’apparition du secteur des IAA qui dérive à l’origine des entreprises de transformation de la matière première locale. On pourra relever sans être exhaustif, le secteur des eaux minérales (Saint Georges, Zilia, Orezza), des boissons (notamment la brasserie Pietra qui développe outre les bières, les sodas et limonades; on peut aussi citer Torra), de la biscuiterie produisant selon des recettes locales, des plats cuisinés corses, de la charcuterie de type corse (sans aucune garantie sur l’origine de la matière première) mais aussi des fromageries et laiteries semi-industrielles. D’autres ressources sont exploités mais de façon plus marginale (bois, lauze, pierres ornementales ou de construction). L’énergie utilisée est en partie d’origine hydraulique, mais surtout issue de centrales thermiques. L’éolien se développe mais rencontre des résistances. L’agriculture reste le secteur productif le plus important malgré sa faible part dans le PIB. On ne peut comprendre la situation actuelle sans connaître un minimum l’histoire agraire de l’île. Les systèmes vivriers traditionnels disparaissent au début du vingtième siècle sous la pression conjuguée de la concurrence des céréales des pays neufs et de tarifs douaniers défavorables. Ces systèmes se basaient sur la culture des céréales en sec sur terrasses avec jachère biennale voire culture sur brûlis en cas de crise alimentaire, de cultures d’appoint soignées (jardins, vignes, vergers) et d’un élevage « semi-nomade inverse » alliant terres de plaine d’hivernage et montagnes d’été avec village de montagne (Niolu, Alta Rocca, Ascu, etc.). Certaines régions remplacent les cultures de céréales par le châtaignier. Au tournant de 1945, l’intérieur est ruiné, en pleine déprise rurale et agricole. Les propriétaires fonciers ont bien souvent émigré. Se produit à 10 ans d’intervalle deux phénomènes qui vont dessiner le paysage agricole actuel : la mise en valeur de la plaine orientale et la reconquête de l’intérieur par l’agriculture et l’élevage pastoral. Face au marasme ambiant et aux première agitations (en 1950 la Corse compte environ 150 000 habitants soit son minimum démographique)le gouvernement entreprend de drainer la vaste plaine orientale, terre d’hivernage des bergers de brebis. Il s’agit d’y installer une agriculture moderne au sens des lois Pisani. À l’origine conçue pour les Corses, cette politique vient à propos pour accueillir les pieds noirs de retour d’Algérie. C’est l’origine d’une agriculture essentiellement orientée vers les cultures permanentes (Vignes, Agrumes, Kiwis, Fruitiers), exercée au sein de grosses structures, à fort capital, grande SAU, employeuse de main d’œuvre salariée souvent d’origine marocaine. Cette agriculture a connu des cycles : vin de table, kiwi, agrumes mais connaît des difficultés récurrentes dus à la forte capitalisation nécessaire et à l’endettement important. SI les performances se sont améliorées, l’avenir reste sombre car les exploitations ont du mal à honorer leur en-cours. Au contraire, l’intérieur a connu une certaine reprise agricole dans les années 1970 en liaison avec le slogan « vivre au pays/campà in paese ». Il s’agit au contraire de structures légères (peu d’investissements) d’élevages de petits ruminants laitiers organisés en systèmes de types pastoraux : races rustiques, surfaces vastes mais peu productives, résultats techniques moyens ou médiocre mais grande stabilité. On peut y rattacher la castanéiculture et l’oléiculture. S’y ajoutent souvent une production de produits fermiers pour valoriser la main d’œuvre familiale : fromages, agneaux, cabris, huile d’olive, veaux, charcuterie, miel. C’est un secteur en pleine évolution et organisation qui construit des démarches de qualité mais qui doit faire face à des problèmes de maîtrise du foncier, de manque de repreneurs, de difficultés financière de mises aux normes des ateliers de transformation. La viticulture en cave particulière combine des caractéristiques hybrides : forte capitalisation mais orientation vers une production labellisée. Ceci n’empêche pas que de vastes zones de l’intérieur soient devenues presque vides d’habitants et que certains villages n’aient plus assez de résidents permanents pour constituer un conseil municipal.

Fiscalité

La Corse bénéficie de longue date d’un régime fiscal dérogatoire motivé par son insularité et son état de sous-développement relatif. Ce régime remonte au Consulat. La dernière mesure législative qui régit le statut fiscal particulier de l’Île de Beauté est la loi n° 94-1131 portant statut fiscal de la Corse du 27 décembre 1994.

Des avantages fiscaux dont bénéficient essentiellement les entreprises touchent notamment l’impôt sur les sociétés et la taxe professionnelle dans les zones franches, la taxe foncière sur les propriétés non bâties, la TIPP, les taxes sur le transport des boissons alcoolisées et sur le tabac. Les particuliers bénéficient d’un avantage fiscal sur droits de succession dont ils sont exemptés (avantage supprimé à partir du 1er janvier 2010, par la Loi sur la Corse de 1994).

Pour compenser le manque à gagner pour les Collectivités corses, la loi de 1994 a instauré divers prélèvement sur les recettes de l’État au profit desdites collectivités.

La loi n° 96-1143 relative à la zone franche de Corse du 26 décembre 1996 accorde aux entreprises qui créent de nouvelles activités avant le 31 décembre 2001 divers avantages fiscaux dont certains perdurent (Cette mesure concerne l’ensemble de l’île).

Depuis 1976, la Corse bénéficie également du concept de continuité territoriale appliqué d’abord au transport maritime, étendu en 1979 au transport aérien. Le principal bénéficiaire des subventions versées à ce titre est la compagnie publique de navigation SNCM basée à Marseille. A noter que cette continuité territoriale a détaxée les importations mais pas les exportations ce qui a été très néfaste pour l’économie Corse.

Par ailleurs, la Corse a bénéficié de subventions au titre des fonds structurels européens relevant de l’objectif 1 (qui concerne les régions dont le PIB est inférieur à 75% de la moyenne européenne), jusqu’à l’élargissement de l’Union Européenne qui a fait passer son PIB au dessus de la barre des 75%.

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À l’époque romaine, l’île parlait un latin encore très proche de celui de la métropole (ce qui n’était déjà plus le cas de sa voisine la Sardaigne dont la langue s’est éloignée du latin dès l’Antiquité). Pour schématiser : on retiendra que la langue corse est une langue issue du bas latin et du toscan médiéval. Il s’agit d’un des 700 dialectes de l’italien actuel. Le dialecte corse est d’ailleurs un des plus proches de l’italien standard puisqu’il est dérivé du toscan (lui-même à la base de l’italien). Ceci fait que l’intercompréhension avec les Italiens est excellente mais que quelqu’un parlant corse comprend difficilement d’autres dialectes de l’italien comme le calabrais, le vénitien ou même le piémontais -et vice-versa. L’hymne corse «Dio vi salvi Regina» est d’ailleurs écrit en italien standard et chanté en corse sans que de grandes modifications soient perceptibles entre l’écrit et l’oral ; la seule différence est que le o italien devient u en corse (même dans le titre qui est parfois «Dìu vi salvi Regina»). Ce phénomène de l’interchangeabilité du u et du o n’est cependant pas un phénomène proprement corse puisqu’on le retrouve en sicilien etmême en portugais.

Elle a remplacé une langue vraisemblablement d’origine étrusque matinée de grec que les Romains décrivaient comme « barbare ». La langue corse actuelle a été influencée selon les micro-régions de l’île par le toscan au Nord tandis que l’extrême-sud restait soumis à l’influence du bas latin. Cela se révèle notamment dans la forme des pluriels masculins (issus du neutre latin dans l’extrême-sud) et dans la forme initiale de termes restés proches du latin tels u casgiu pour le fromage directement issu de caseus en latin[8]. Les linguistes décrivent ces différentes variétés comme une forme de polynomie. Les différentes variétés sont intercommunicantes mais variées. La langue corse est le véhicule de la culture corse, riche de ses chants, ses polyphonies, ses proverbes, et de ses expressions.

Elle est l’objet de nombreuses revendications concernant sa protection, son enseignement. L’État affiche une volonté politique de promouvoir l’enseignement de la langue et de la culture corse. Il a mis en place un enseignement facultatif d’un maximum de 2h par semaine, géré par les maîtres dans le primaire. Ces mesures sont vues par certains comme trop faibles, comparées à ce qui est fait en Espagne pour le catalan et le basque par exemple.

La langue corse est considérée par l’Unesco comme une langue en voie de disparition, de même que 90% des langues de la planète. On estime d’ailleurs depuis 2006 que la langue corse, ainsi que certaines langues italiques tels que le sicilien, le calabrais, le vénitien, est l’une des plus proches du bas-latin tel qu’il fut parlé à l’aube du moyen âge. Elle est, notamment pour sa variante du nord, extrêmement similaire aux dialectes du centre de l’Italie (Toscane, Ombrie etc.) et elle est aisément compréhensible par les Italiens, notamment pour ceux de l’Italie centrale. Parfois elle est considérée, à tort, comme un patois italien en raison de la similarité des deux langues; elles sont en fait intercommunicantes. Il est donc normal que les noms de familles corses puissent être trouvés un peu partout en Italie et notamment dans les régions centrales de la péninsule. Autrefois langue orale, mélange d’origines latine, italienne, elle est actuellement codifiée et structurée par l’Université de Corte (Università Pasquale Paoli di Corti) et défendue par de nombreuses associations insulaires. Elle doit son statut de langue au fait paradoxal que la Corse fait partie de la France et est donc séparée des autres dialectes italiens. En effet en Italie les dialectes régionaux n’ont pas le statut officiel de langue. Son unicité à l’intérieur de l’espace linguistique français l’isole, ce qui ne serait bien évidemment pas le cas en Italie.

Langue corse Croyances et superstitions

L’Ochju (Le mauvais œil)
L’Ochju (l’œil) est un sort jeté sur une victime. Il est aussi l’œil qui produit l’huile dans l’eau, cette huile qui va permettre de lever le sort. Ces sentiments troubles et dangereux qui ont sur la victime des effets néfastes ne sont pas forcément conscients ou volontaires. On peut malgré soi jeter le mauvais œil. C’est pourquoi lorsqu’on fait l’éloge de quelqu’un, qu’on le complimente sur sa santé ou sa beauté, on doit en même temps « faire les cornes » ou bien ajouter : « Chì Diu u benedica » (Que dieu le bénisse !), car les éloges et les compliments peuvent cacher une envie ou une jalousie secrètes, et véhiculer par là même la malignité qui fait le mauvais œil.

Les enfants qui sont tout particulièrement exposés à doctape et ces dangers, portent à leur cou des protections magiques : petits scapulaires contenant des substances aux vertus efficaces, telles que le sel, le corail, les fragments de cierges bénits (notamment celui de la Chandeleur).

L’annuchjatura (appelée aussi selon les régions, mal’ochju, ghjustrata, acciacatura, mazzulata, etc.) se manifeste par des symptômes précis : maux de tête violents, fièvre, nausées, lassitude, etc., tous aussi inexplicables les uns que les autres. On ne saurait rattacher ces malaises à des causes « normales » ou connues. Ils apparaissent de manière soudaine sans que rien n’ait pu les laisser présager. D’ailleurs, ces symptômes disparaissent comme ils sont venus.

Au cours d’un rituel bien définis et de prières se référant notamment à la Vierge Marie (sorte d’exorcisme), a Signatora enlève le mauvais œil et éloigne le sort grâce à des incantations prononcées au-dessus d’une soucoupe dans laquelle ont été mêlées huile et eau. Selon les dessins formés par les yeux de l’huile, la signadora réussit à conjurer le sort ou à supprimer une maladie. Aujourd’hui, cette coutume ancienne, qui semble reprendre, est utilisée en direction des nouveau-nés mais également contre les brûlures et les vers implantés sous la peau.

Le mauvais sort était souvent jeté par celui que l’on désignait comme un mazzeru (celui qui frappe du verbe ammazzà) aussi nommé dans l’extrême sud l’acciacatori (du verbe acciaccà frapper, assommer). Le mazzeru était selon les endroits actif (il jetait des sorts) ou passif (par ses visions oniriques, il connaissait l’avenir).

Ce même rituel peut se dérouler de manière différente. Cette fois, a Signatora fait le signe de croix sur la tête ou la main de la personne souffrant de l’ochju en récitant une prière à la Vierge sans que la personne ne l’entende. Plus le mal est grand et plus a Signatora va bâiller intensément afin d’évacuer le mauvais sort. Si ce dernier est trop important, la personne doit répéter le rituel avec d’autres Signatore, le nombre de Signatore devant toujours être impair, tout comme le nombre de prière au cours du rituel.

Ces prières peuvent être transmises, mais uniquement un jour précis de l’année et à une heure bien définie. La personne désirant apprendre ces prières ne peut les entendre que le soir du 24 décembre à minuit de la part d’un même Signatoru.

Cliché populaire

Le cliché du Corse fainéant est très développé sur le continent. Il vient du fait qu’autrefois, le Corse cultivait uniquement le lopin de terre nécessaire à se nourrir et à nourrir sa famille. Les Génois, ne comprenant pas que tout le terrain ne soit pas cultivé pour l’alimentation locale mais aussi pour la revente, ont alors créé et colporté ce mythe du Corse fainéant. Le Corse est aussi souvent perçu comme quelqu’un de dur au « tempérament méditerranéen » rassemblant ainsi tous les clichés dont font l’objet les populations du Sud comme les Napolitains ou les Siciliens. On essaye aussi de coller un caractère Sicilien, « baroque » ou « théatral » aux Corses alors que c’est l’inverse, il y a un caractère « classique » qui consiste à cacher ses sentiments et qui prédomine sur l’île.

Le mazzérisme

Le mazzérisme est un don hypothétique de prophétie funèbre exercé la nuit par des individus pendant la période des rêves. Au cours de cette activité, le mazzeru part chasser et tuer des animaux. On le surnomme « le Chasseur d’âmes » ou encore « le Messager de la Mort ». Attention, certains auteurs pensent que le « mazzérisme » est … une invention de romanciers et n’a jamais existé en Corse. Cf : Ethnologie Française / n° 115 2008/3 / De quelques monstres anthropologiques insulaires / Bernard Biancarelli Christine Bonardi

Chants et polyphonies
Chant corse.
Alte Voce
A Filetta
A Ricuccata
Barbara Furtuna
Canta U Populu Corsu
Antoine Ciosi
Charles Rocchi
Diana di l’Alba
Eric Mattei
Felì
Giramondu
I Chjami Aghjalesi
I Campagnoli
I Cantelli
I Mantini
I Messageri
I Muvrini
I Voci di A Gravona
Jacky Micaelli
Josephina avec différents chanteurs corses et en solo
L’Arcusgi
Luc Vico
Orizonte
Patrizia Gattaceca en solo

Petru Guelfucci
Regina et Bruno
Soledonna
santavuglia
Surghjenti
Svegliu d’Isula
Tony Toga
U Fiatu Muntese

U Meridianu
Vaghjime
Vitalba
Voce Ventu
Zamballarana

Sportifs professionnels

Mathieu Flamini, originaire de Guagno
Ludovic Giuly, originaire de Zalana
Sébastien Squillaci, originaire de Ghisonaccia
François Modesto, né à Bastia
François Bracci, né à Calcatoggio
Pascal Olmeta, né à Bastia

Écrivains

Écrivains en langue française

Roger Caratini, auteur de la Bordas Encyclopédie
Jean-Toussaint Desanti, philosophe, auteur de « Les idéalités mathématiques »
Paul Antonietti, auteur de I. F. F. (I Francesi Fora), [Une plongée sans concession au cœur du problème corse… et français.] ;
Jérôme Ferrari ;
Pierre Piobb ;
Marie Susini ;
Angelo Rinaldi ;
Jean-Claude Rogliano ;

Paul Milleliri ;
Marie Ferranti
Paul-François Paoli

Gabriel Xavier Culioli, auteur de la Terre des Seigneurs, Le Complexe corse, Terres de Corse, Les Pierres de l’apocalypse, Le Chant des Saisons, Le Grand Voyage, Légendaire corse ;
Sébastien Japrisot (Jean-Baptiste Rossi), auteur de L’Été meurtrier, Compartiment tueurs, Un long dimanche de fiançaille, etc. ;
Michel Zevaco, auteur de romans de cap et d’épées dont la série des Pardaillan ;
Dominique Sampieri, auteur de Les Chataigniers de Bocognano, La Faux et le fusil ;
Jeanne-Hélène Sampieri, auteur de À propos d’Ajaccio… ;
Marie-Josée Cesarini-Dasso, L’Univers criminel féminin en Corse au XVIIIe siècle, Brigida Médecin au XVIIe siècle, La Bandite
Michel Ferracci-Porri, auteur de La Môme Moineau, Beaux Ténèbres, La Pulsion du Mal d’Eugène Weidmann.
Daniel Istria, auteur de Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse XIe à XIVe siècle
*Evelyne Luciani, Louis Belgodere, Dominique Taddei, auteurs de Trois prêtres Balanins au cœur de la révolution Corse.

Écrivains en langue corse

Ugo Peretti,
Paulu Matteu Della Foata,
Anton Liunardu Massiani,
Santu Casanova,
Sebastianu Dalzeto,
Anton’ Francescu Filippini,
Petru Rocca,
Marco Angeli,
Rinatu Coti,
Ghjacumu Fusina,

Ghjacumu Thiers,
Ghjacumu Biancarelli,
Marcu Biancarelli,
Paulu Desanti,
Ghjuvan Luigi Moracchini,

Alain Di Meglio,
Ghjuvan Maria Comiti,

Michel Poli,
Ghjuvan Ghjaseppu Franchi,

GhjuvanTeramu Rocchi
Prete Gentili Anghjulu-Stefanu
Ghjuvan Petru Lucciardi
Domenico Carlotti (Martinu Appinzapalu)
Bertino Poli
Mezzadri Ange-Mathieu
Marcu Biancarelli

Écrivains en langue italienne

Guglielmo Guglielmi
Petru Giovacchini
Salvatore Viale
Il existe des écrivains en langue corse, notamment depuis le XIXe siècle, alors que jusqu’alors il avait plutôt existé une littérature corse en italien très importante. L’italien en Corse comme dans les autres régions italiennes était la langue écrite par les lettres et cela jusqu’à la conquête française.

Écrivains en langue corse et français

Prete Gentili (Anghjulu-stefanu) Marta Renucci Cristofini Antoine Trojani d’Asco a écrit de nombreux livres en Corse et en Français dont une histoire du « Sage d’Asco »

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