Histoire de la corse – location voilier corse
Préhistoire
à partir de -9000, fréquentation humaine de l’île
vers -6500, présence humaine sur l’île qui a laissée des traces, notamment près de Bonifacio
-5000 : immigration massive depuis la Ligurie ; début de la civilisation proto-corse
-1500/-1300 : début de la civilisation torréenne ; construction de statues-menhirs et de tours par les Torréens
Antiquité
-565 : les Phocéens fondent Alalia, la cité du sel (actuelle Aléria)
-535 : après une longue bataille navale où les Phocéens perdent environ soixante de leurs navires, les Étrusques de Toscane alliés aux Carthaginois chassent les Grecs ; cette bataille marque l’effondrement de la thalassocratie phocéenne
-453 : les Syracusains de Sicile menés par Gélon chassent les Étrusques. Apelles, amiral de Syracuse, fonde Syracusenus Portus (actuelle Porto-Vecchio)
-384 : Denys (Dionysos) Ier, tyran de Syracuse et successeur de Gélon, décide d’anéantir les prétentions puniques sur toute la mer Thyrrénienne. Pour cela il occupe les petites îles, les points forts de la côte orientale et fait de Syracusenus Portus une base avancée dont il se sert pour surveiller les régions alentour
-280 : les Carthaginois, appuyés par des mercenaires torréens servant déjà dans les rangs de l’armée depuis le Ve siècle avant J.-C., chassent les Syracusains
-259 : à la suite d’une décision prise cinq ans plus tôt au début de la Première guerre punique, les Romains entreprennent la conquête de la Corse. À la tête d’une importante flotte, Lucius Cornelius Scipio, dit Scipion l’Africain, surprend Alalia de nuit. À l’époque, il semblerait que la cité était libre, peuplée à la fois d’Étrusques et de Carthaginois. Scipion la brûle et la rebaptise Aleria
-238 : seconde expédition romaine menée par Tiberius Gracchus. La Corse est réunie à la Sardaigne et devient la province romaine de Corse-Sardaigne
-235 : cinquième expédition de Rome en Corse dirigée par Spurius Carvilius Maximus
-232 : les Annales romaines citent un jeune Romain nommé Cristino comme étant celui qui a donné la victoire à Carvilius
-227 : à la suite à une nouvelle révolte, Rome accorde à la Corse un régime provincial ainsi que les « droits des peuples latins »
-162 : début de la « paix romaine » après un siècle de guerre et une douzaine d’expéditions
-105 : fondation de Mariana (au sud de l’actuelle Bastia)
Haut Moyen Age
455 : fin de l’occupation romaine et invasion par des Vandales du roi Genséric, qui a conquis l’Africa romana. Premières épidémies de malaria
534 : les troupes byzantines[4] du général Bélisaire, conquérant du royaume vandale d’Afrique, chasse les Vandales
550 : les Goths d’Italie du roi Totila, en guerre contre Byzance, font plusieurs incursions dans l’île
590 : intervention du pape Grégoire le Grand en raison des exactions byzantines
704 : première incursion des pirates sarrasins[5]
725 : invasion par des Lombards d’Italie du roi Liutprand
771 : légende du prince romain Ugo Colonna, envoyé sur l’île par le pape Étienne III avec 1000 fantassins et 200 cavaliers, qui expulse les Sarrasins du « roi Negolone » après trente ans de lutte
774 : Le roi des Francs Charlemagne, devenu roi des Lombards, cède la Corse à la Papauté
806 : nouvelle incursion sarrasine : les envahisseurs sont chassés par une flotte envoyée par le roi Pépin d’Italie, l’un des fils de Charlemagne, devenu en 800, empereur d’Occident
807 : incursion de Musulmans venus d’Espagne; ils sont délogés par un certain Burchard, un connétable envoyé par Charlemagne. Une bataille navale a lieu aux alentours de Porto-Vecchio coûtant treize navires et des milliers de morts aux envahisseurs
809 : l’Annaliste de Saint Bertin écrit que les « Maures, partis d’Espagne, envahissent la Corse, et le samedi de Pâques détruisent une cité où ils ne laissent survivre que son évêque et quelques vieillards et infirmes ». Cette cité pourrait être Aléria
825 : l’empereur d’Occident Louis le Pieux, l’un des fils de Charlemagne, envoie en Corse son fils Lothaire, puis en 828, le comte Boniface II de Toscane, pour en chasser les Maures. Ce dernier, après avoir reconquis la quasi-totalité de l’île, pourchasse les Maures jusqu’en Afrique. C’est lui qui fondera Bonifacio en 830
1014 : dernière incursion sarrasine du roi (ou chef) Abu Hosein Mogehid, battu par une flotte pisano-gênoise
Domination de Pise et de Gênes
1077 : Grégoire VII confie l’administration de la Corse à l’évêque de Pise
1133 : les évêchés sont séparés en deux groupes (1 pour Gênes et 1 pour Pise)
1195 : installation de Gênes à Bonifacio
1268 : installation de Gênes à Calvi
1284 : bataille navale de Meloria ; Gênes défait Pise
1284 : la Corse devient la propriété de Gênes qui devient dominante en Méditerranée ; Pise est évincée
1297 : le pape Boniface VIII crée le royaume de Sardaigne et de Corse, concédé en zone féodée à la couronne d’Aragon
1363 : persécution et extermination des Ghjuvannali, confrérie prônant la non-violence. 20 000 personnes excommuniées et massacrées.
1383 : fondation de Bastia par Gênes
1479 : Les Aragonnais cessent de prétendre à la Corse, qui est retirée du royaume de Sardaigne
1526 : début d’une période d’épidémie de peste qui dure 4 ans
1551 : Sampiero Corso occupe la Corse avec les Turcs pour le compte de la France
1559 : traité du Cateau-Cambrésis. La Corse est rendue à Gênes
1594 : parution de la première histoire de la Corse
1725 : naissance de Pascal Paoli
1729 : soulèvement des Corses à la suite de de mauvaises récoltes et de nouvelles taxes
1730 : en décembre, consulte de Saint-Pancrace ; la Corse déclare son indépendance
1731 : les troupes impériales arrivent en Corse à la demande de Gênes
1732 : paix de Corte qui ne sera pas respectée
La république de Pascal Paoli (1735-1769)
1735 : 30 janvier, déclaration d’indépendance par la consulta d’Orezza
1735 : première Constitution corse
1736 : un aventurier, Théodore de Neuhoff devient roi des Corses
1737 : convention de Versailles entre la France et Gênes
1738 : première intervention française
1747 : seconde intervention française
1755 : 14 juillet, Pascal Paoli est proclamé général de la Nation par la consulte de Sant’Antone di a Casabianca, c’est le début de l’indépendance.
1755 : seconde Constitution corse. Pascal Paoli y définit « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».
1765 : ouverture de l’Université de Corte.
1768 : 15 mai, par le traité de Versailles Gênes cède la Corse à la France.
1768 : 9 octobre, les troupes paolistes mettent en déroute l’armée française à Borgo.
1769 : 8 mai, les troupes de Pascal Paoli perdent la bataille de Ponte Novu, la Corse devient française.
1769 : 13 juin, Pascal Paoli quitte la Corse pour la Grande-Bretagne
Domination de la France
1769 : 15 août, naissance de Napoléon Bonaparte à Ajaccio
1769 : fermeture de l’Université de Corte par Louis XV.
1789 : l’Assemblée nationale décrète que « la Corse fait partie de l’Empire français »
1790 : création du département de Corse avec pour capitale Bastia
1793 : séparation de la Corse en deux départements, le Liamone et le Golo
1794 : mise en place du Royaume Anglo-Corse
1796 : les troupes françaises reprennent l’île qui a été évacuée par les Britanniques
1796 : la Corse compte 150 000 habitants
1805 : décret de surséance qui accorde un délai pour l’emploi de la langue française dans les actes publics en Corse, région de langue italienne jusqu’en 1858.
1807 : mort de Pascal Paoli
1811 : restauration du département de Corse mais avec Ajaccio pour chef-lieu
1821 : Napoléon Bonaparte meurt sur l’Île Sainte-Hélène
1840 : voyage de Prosper Mérimée dans l’île
1858 : 4 août : la langue française devient la langue employée en Corse (Cour de cassation : nullité de tout acte rédigé en italien, langue la plus diffusée dans l’île).
1881 : la Corse compte 273 000 habitants
1890 : en l’espace d’un siècle la population de l’île a presque doublé
1905 : naissance de l’équipe de football bastiaise
1907 : naissance à Ajaccio du célèbre chanteur corse Tino Rossi, né Constantin Rossi
1908 : naissance de l’équipe de football cortenaise
1910 : naissance de l’équipe de football ajaccienne (l’Athletic Club d’Ajaccio)
1918 : avec 20 000 morts au bout de quatre années de guerre, la Corse est le département qui paye, proportionnellement à sa population, le plus lourd tribut en vies humaines (jusqu’aux pères de six enfants).
La seconde guerre mondiale
1942 (novembre) – 1943 (septembre), occupation par les troupes italiennes.
8 septembre 1943 : à la suite de la chute du régime fasciste à Rome et de l’occupation subséquente de l’île par les nazis, 9 septembre – 5 octobre, combat dans l’unité des Italiens (80 000 soldats), de partisans locaux (1 000) et d’environ 4 000 soldats français (indigènes pour la plupart) contre l’occupant allemand et la Wehrmacht. 700 morts rien que pour les soldats italiens. La Corse première région française occupée libérée.
8 octobre 1943, le général de Gaulle à Ajaccio, proclame : « La Corse, premier morceau libéré de la France. »
novembre 1943, exécution du colonel Simon Cristofini.
1944 : libérée des Allemands par l’ action des résistants et des troupes italiennes, qui laisseront l’honneur d’entrer en premier à Bastia à l’armée française, l’île devient une base pour la poursuite des opérations en Italie puis pour le débarquement en Provence (août 1944).
1946 : procès criminel contre les irrédentistes.
La Corse contemporaine
1957 : arrivée massive de rapatriés d’Algérie (jusqu’en 1965)
1958 : création de la Somivac (Société pour la mise en valeur agricole de la Corse). 90% des terres seront réservées aux rapatriés d’Algérie.
1960 : en avril, le gouvernement Debré décide de créer un centre d’expérimentations nucléaires souterraines dans les mines désaffectées de l’Argentella, au sud de Calvi : manifestation de protestation unanime.
1960 : la population de l’île est retombée à 160 000 habitants
de 1965 à mi-1970 : radicalisation des revendications d’abord régionalistes puis autonomistes et enfin nationalistes. L’île est dans un état d’isolement et de retards techniques considérables peu de routes, des communications difficiles et coûteuses avec le continent, des installations sanitaires médiocres, une carte scolaire déplorable, pas d’université…
1972 : « affaire des boues rouges » de la Montedison, déversements de produits toxiques au large du Cap Corse. Après diverses manifestations, un commando clandestin dynamitera le navire pollueur.
1975, 21 août, à Aléria : quelques dizaines d’hommes armés de fusils de chasse, entraînés par le docteur Edmond Simeoni, occupent la ferme d’un viticulteur rapatrié suspecté d’être mêlé à un scandale financier. 1 200 gendarmes et CRS, sur ordre du ministre de l’intérieur, cernent les bâtiments. Bilan : deux gardes mobiles tués et un militant gravement blessé.
1975 : d’importantes émeutes nocturnes ont lieu à Bastia entre le 23 et le 26 août, Michel Poniatowski, ministre de l’intérieur, envoie les blindés sur Bastia.
1976 : le 5 mai, au cours d’une nuit bleue création du FLNC réclamant la reconnaissance des droits nationaux du peuple corse, le droit à l’autodétermination et un pouvoir populaire démocratique en Corse.
1976 : mise en place de la « bidépartementalisation » : l’île est organisée en deux départements, la Haute-Corse et la Corse-du-Sud
1981 : « réouverture » de l’université de Corse à Corte
1982 : les lois du 2 mars et 30 juillet donnent un statut particulier à la région Corse et la première assemblée de Corse est élue au suffrage universel direct le 8 août.
1983 : décès du célèbre chanteur corse Tino Rossi
1991 : statut Pierre Joxe voté, l’assemblée de Corse dispose de compétences élargies
1992 : aux élections territoriales, les nationalistes (toutes tendances confondues : Corsica Nazione, MPA…) dépassent 25% des voix. Par la suite, ils ne le renouvelleront jamais ce score.
1998 : assassinat du préfet Claude Érignac
Article détaillé : Affaire du préfet Érignac.
1999 : discrédit de la politique de l’État dans l’Île avec l’affaire des paillotes. La paillote (construite illégalement) « chez Francis » est incendiée par les gendarmes du GPS au cours d’une action clandestine sur ordre du préfet Bernard Bonnet.
2000 : en août, le premier ministre Lionel Jospin propose un nouveau statut pour la Corse connu sous le nom de processus de Matignon qui est voté par l’Assemblée Nationale le 4 décembre 2001. De nombreuses voix s’élèvent dans l’île et hors de l’île pour dénoncer le caractère anti-républicain du volet institutionnel de ce statut, et pour affirmer la lassitude des insulaires contre cette dérive institutionnelle.[réf. nécessaire]
2002 : loi élargissant à nouveau les compétences de la collectivité territoriale de Corse et lui confiant notamment de nouvelles responsabilités dans des domaines tels la gestion des ports et aéroports, la carte des formations ou la préservation des monuments historiques.
2003 : 6 juillet : rejet par une majorité d’électeurs habitant sur l’île du projet de collectivité unique. Marquant une victoire des républicains conduits par Émile Zuccarelli, ce référendum est, pour ces derniers, un tournant décisif dans l’histoire politique récente avec l’arrêt des réformes institutionnelles.
2008 : 12 janvier: suite à une manifestation nationaliste, ceux-ci, qui devaient initialement se diriger vers la préfecture, occupent l’Assemblée Territoriale Corse pendant près de 3 heures
Aux élections présidentielles, la Corse est la région qui vote le plus massivement en faveur de Nicolas Sarkozy, candidat élu.
Note :
La Corse a été indépendante de 1735 à 1769, le général Paoli y créa une république constitutionnelle. Aujourd’hui aux États-Unis d’Amérique, une localité porte le nom de « Paoli » et une de « Corsicana »[6],[7]. Cette constitution est d’ailleurs la première à accorder le droit de vote aux femmes.
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